Archives mensuelles : mars 2007

L’agence Duval Guillaume recrute un blogger francophone

Je viens d’être contacté par l’agence Duval Guillaume E qui recherche un blogger capable de nager comme un poisson dans le marketing interactif, la e-publicité et l’Internet innovant.

N’ayant pas la disponibilité suffisante pour accepter cette offre, et avec l’assentiment de l’agence, je me permets, ci-dessous, de relayer l’annonce.

………………………………..

Duval Guillaume E cherche un blogger / online copywriter francophone

Le français est ta langue maternelle mais tu possèdes aussi une bonne connaissance de l’anglais et tu te débrouilles en néerlandais. Amoureux des mots, tu en joues avec beaucoup d’à propos dans un style attractif. Naturellement, ton orthographe est parfaite. Rompu aux ficelles du web copywriting, tu comprends le langage internet et ta plume en a toute la gouaille. Tu en connais un rayon sur la blogosphère belge francophone tout en épiant les points chauds de la scène française. Inutile de le cacher, l’internet, la pub’ et le marketing interactifs te passionnent, et même, décuplent tes ambitions. Rien ne t’effraie, ni les communautés, ni les buzz, seeding et autres monstres… Bref, tu es un authentique onliner… doté néanmoins de la sociabilité indispensable à un travail d’équipe efficace ! Et ta plume s’envole déjà à l’idée d’inscrire tes talents aux cimaises d’une agence online d’avant-garde.

Tu réunis ces qualités ? A toi de nous en convaincre : envoie-nous un message décrivant pourquoi tu es le candidat idéal. (max. 1 page A4.) L’ajout d’un CV traditionnel est bienvenu mais non déterminant. Envoie tes informations par email à job-dge@duvalguillaume.com. Nous te contacterons ensuite.

Oooh, shocking translation!

Afin de venir à bout d’un petit dossier que je rédigeais en Anglais, cette semaine, j’ai procédé à quelques vérifications auprès d’un service de traduction automatique.

Plus précisément, je désirais connaître la traduction du verbe « se satisfaire » (se satisfaire d’une mise en page élémentaire)… et voilà que l’outil de traduction, dont je ne dévoilerai pas le nom, me propose : « masturbate« .

Je ne pense pas que cette traduction eût été du meilleur effet pour mes clients anglophones ;-)

Décidément, MiKE avait raison, en matière de traduction, la machine ne fait pas le poids face à l’homme.

Les règles ? Question de pédagogie.

  • Des titres riches contenant des mots clés.
  • Des introductions de maximum 50 mots.
  • Des phrases de 15 mots.
  • Des hyperliens explicites.
  • Des hyperliens soulignés en bleu.
  • Pas de double négation.
  • Pas de voix passive.
  • Maximum 7 liens par bloc de navigation.

…Bien entendu que ces règles, prises à la lettre, peuvent mener à des aberrations.

Elles n’en sont pas pour autant sans fondement.

Face à une réalité complexe, les règles demeurent d’utiles repères.

J’aime les règles lorsqu’elles apportent une lumière, un sens des proportions.

J’aime aussi les transgresser.

Au lieu d’enfoncer des portes ouvertes en nous rappelant cette évidence que toute règle a ses limites, pourquoi ne pas faire progresser le débat en amenant la nuance ? Dernier exemple appréciable en date : cet excellent article sur la rédaction des textes alternatifs. Didactique, il précise les règles sans taire les nuances ni les cas particuliers.

Toute personne sensée fera la différence entre la règle et l’esprit de la règle.

Dans n’importe quelle matière scientifique, lorsqu’on veut isoler un paramètre, on est obligé de geler tous les autres. Si je veux mettre en évidence les caractéristiques propres à l’écriture web, je mets inévitablement un peu entre parenthèses les autres paramètres, tels que l’influence de l’audience ou du contexte de communication. Non pas que je gomme ces facteurs, mais je les tais momentanément pour isoler le point de vue qui m’intéresse.

Au lieu de dire : « A audience équivalente, à contenu équivalent et à objectif de communication équivalent, l’écriture sur le web fonctionne mieux, en moyenne, avec des paragraphes plus courts que l’écriture papier », nous dirons, par contraction (abusive ?) : « Les paragraphes courts sont bien adaptés à la lecture à l’écran ».

Non, je ne vois pas de contradiction avec mon billet précédent ;-)

Code de l’écriture web : article 24.2 alinéa 8

Je suis chaque fois surpris lorsque j’entends parler de l’écriture web comme d’une réalité monolithique. Chaque fois étonné que l’on évoque les préceptes de l’écriture web comme on ferait référence aux dix commandements (que ce soit pour s’incliner ou pour se rebeller). Chaque fois déconcerté qu’on prête aux règles de rédaction web une existence aussi définie que les normes du Code civil.

En ce qui me concerne, oui, c’est vrai, j’ai tenté dès avril 2001 de théoriser l’impact des nouveaux médias sur nos modes d’écriture. Mais il me semble l’avoir fait avec beaucoup de précautions. Dès le départ, j’ai préféré aborder l’écriture web sous la forme d’une interrogation.

Il en est de même de la plupart de mes confrères : à ma connaissance, pas un spécialiste francophone de ladite écriture web ne s’enferme dans des principes carrés.

Aucun d’entre nous ne songerait, web ou pas web, à gommer la nécessité de nous adapter au contexte de communication ou à l’audience visée. Même Jakob Nielsen, derrière son discours anguleux, apporte souvent la nuance.

Alors, la prochaine fois que vous parlerez des préceptes de l’écriture web, s’il vous plait, précisez votre pensée ;-)

Une nouvelle initiative autour des métiers de l’écriture web

Le bébé a un mois et il s’appelle e-criture.org.

Sa maman : l’Association Francophone des Métiers de l’Ecriture Web.

L’initiative démarre d’un constat : « le métier de rédacteur web est une activité professionnelle spécifique et parfois mal comprise« .

Actuellement, le projet reste à un état très embryonnaire. Le nom de l’association me semble un peu présomptueux de la part d’une jeune asbl regroupant trois personnes. On est loin d’une réelle représentativité du secteur dans le monde francophone, et on n’y voit aucune trace des quelques acteurs reconnus en la matière. Le mode de participation à ladite association mériterait d’être précisé.

Mais ne tuons pas le poussin dans l’oeuf. Souhaitons-lui plutôt bonne chance.

Design intérieur ne rime pas avec web design

En exclusivité pour les lecteurs de ce blog, mon dernier dossier : les magasins de meubles en ligne. Comme d’habitude : huit sites web épinglés. Quatre encensés. Quatre montés au pilori.

Agences de web design, lâchez vos commerciaux… il y a de quoi ouvrir des chantiers dans le domaine du mobilier !

Le dossier sera envoyé à mes abonnés e-mail ce jeudi.

Ces internautes qui frappent à la mauvaise porte

Monsieur ,vous serait-il possible de me faire savoir ou je pourrais me renseigné,afin de connaitre les sites des magasin lidl dans le sud de la France et plus particulierement aux environs de port Grimeaud ou de Gocolin ?

… Sans doute m’adresse-t-on ce message parce que je parle de Lidl ici.

Bonsoir ;Je suis très mécontente de votre site aufemin.com car sur politique nationale ce n’ est pas vivable il faudrait le fermer car franchement pas bel exemple à mes yeux , la haine en France se crie sur ce forum le racisme prend le pas vraiment suis écoeuré

… L’amalgame vient d’ici, plus que probablement.

Ou puis je trouver une manière de demander un abonnement à Soir Magazine ? Merci pour une prompte réponse. Je dois abonner ma mère de 95 ans le plus rapidement possible.

… La personne qui m’envoie ce message a dû faire un raccourci à partir de cette page-ci.

Des messages de ce type, mal adressés, je pourrais vous en fournir une centaine. J’en reçois pratiquement chaque semaine.

Moralité ?

Une partie des utilisateurs d’Internet sont peu à même de jongler avec la complexité du Web.
Analyser le nom de domaine, faire un détour par la rubrique « Qui sommes-nous », évaluer la teneur d’une information en fonction de la nature de l’éditeur… sont des réflexes d’utilisateurs avertis. Tous n’ont pas cette lucidité face au média.

Raison de plus pour renforcer la simplicité des sites web grand public.

Informaticien, moi ?!?

Sur le blog Adverbe : un croustillant échange entre Juan Asensio et Xavier de Mazenod. Très révélateur des divergences de vue pouvant exister entre un journaliste enfermé dans une culture papier et un communicateur sensible aux exigences de lisibilité du média.

Ce manque de souci dont font preuve certains à l’égard des spécificités du média qu’ils utilisent me laisse penser qu’un vieil article que j’ai écrit en mars 2001 garde un parfum d’actualité (Un journaliste doit-il connaître le HTML ?).

Moi aussi, il m’arrive souvent de me faire qualifier d’informaticien par des amis à qui j’explique que je travaille dans le secteur Internet. Comme si écrire dans la presse imprimée faisait de nous un imprimeur ou un papetier.

Cependant, je reste convaincu que le rédacteur qui parvient à maîtriser la physique du média gagnera en efficacité. Le fond et la forme restent intimement liés.