Archives mensuelles : août 2007

Exemple de splash page réussie

Pour continuer le débat, voici un exemple de splash page (non belge, cette fois) à mes yeux réussie.

Elle remplit une double fonction d’aiguillage, linguistique et saisonnier.

Très clairement. Très élégamment.

Au passage, elle fait passer un message : Chers amis skieurs, la montagne, c’est aussi joli l’été (ou vice-versa).

Est-ce handicapant au niveau du référencement ?

Sans doute au départ, mais, au final, si le site est incontournable par son contenu et sa popularité, il finit tout de même par être très correctement référencé. Avoriaz.com apparaît en tête de la requête « avoriaz » sur Google, en concurrence avec des centaines de milliers d’autres résultats.

Faut-il jeter la splash page ?

Après le débat Faut-il jeter l’ancre ?, voici un nouveau débat de spécialistes : Faut-il jeter la splash page ? Vous savez, cette page qui sert d’aiguillage linguistique ou technique à l’entrée de certains sites web. Sorte de page de garde, page d’accueil avant la page d’accueil. Et tout le débat est là, lancé par Muriel Vandermeulen.

Résumé de la problématique : A l’origine, la splash page se limite à une page d’aiguillage et, du point de vue de l’ergonomie, devrait donc rester extrêmement simple, limitée à proposer un choix basique de navigation à l’internaute. Malheureusement, la splash page ainsi conçue apparaît fort peu performante en termes de référencement. D’où le réflexe que certains ont de la charger presque artificiellement en mots clés et liens de toute sorte. Mais la splash page en vient vite alors à trop ressembler à la page d’accueil proprement dite. Confusion des genres et des fonctions.

Un beau débat, en somme, entre ergonomie et référencement. La solution se trouvant généralement au cas par cas. Un site fédéral belge n’aura pas la même approche qu’un site commercial multinational.

Tant que le débat est chaud, donnez-nous donc votre point de vue sur la question !

L’écrit web, signé Joël Ronez

Durant les vacances, j’ai pris le temps de découvrir quelques ouvrages récents.

A commencer par L’écrit web de notre ami Joël.

Le livre condense et illustre une série de conseils liés à l’organisation et à la rédaction des informations sur Internet.

Un parfait petit mémento à l’attention des journalistes désireux de développer des réflexes adaptés aux nouveaux médias. Le livre est, en effet, édité par le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ).

J’y suis cité et remercié à plusieurs endroits, ce qui fait toujours plaisir.

Mais, à l’inverse, je compte y puiser certains éléments pour mes propres formations. Par exemple, quelques métaphores dont Joël a le don :

A propos de l’écriture web : Une écriture qui s’inscrit dans un volume et non dans une simple surface

A propos de la nécessité de prévoir des hyperliens explicites : La page web doit faire l’effet d’une commode aux tiroirs transparents. Pas question d’ouvrir successivement tous les tiroirs pour découvrir où se trouvent les chaussettes.

A propos du référencement : Livrer un texte web, ce n’est pas simplement l’écrire. C’est aussi s’assurer que les moyens d’accès à ce texte sont mis en place.

A propos de la mise en page : Un bon rédacteur internet est aussi un maquettiste. Il doit pouvoir occuper le terrain laissé vacant par les infographistes web et les directeurs artistiques qui malheureusement continuent, à de rares exceptions, à traiter le texte comme un élément subalterne des mises en pages.

En attendant, voici déjà les coordonnées complètes de l’ouvrage :

L’écrit web : traitement de l’information sur Internet, par Joël Ronez.
Editions CFPJ, Paris
126 p, illustrations N&B, 23X16
ISBN : 978-2-35307-005-3
Distributeur : Volumen Dewey : 384.2 Télématique 374.5 Méthodes d’expression écrite et orale

Et le blog consacré au livre : http://ronez.typepad.com/lecritweb/.

Feyenoord jongle sur le Web

Suite au dossier que j’avais publié, l’année dernière, sur les sites web des clubs de football en Belgique, un de mes amis, amateur passionné de ballon rond, m’indiquait que le site de l’équipe de Feyenoord (Pays-Bas) était, à ses yeux, à l’échelle internationale, une des réalisations les plus efficaces.

Après l’avoir parcouru, je confirme qu’au-delà d’une architecture pertinente, le site web de Feyenoord innove à plus d’un titre.

Sur la page d’accueil (ci-dessous), les actualités sont présentées de manière intéressante. Trois news centrales sont proposées. L’utilisateur peut choisir de développer l’une d’elle. En passant sa souris sur un des gros titres, un début d’article apparaît et la photo centrale, de grande taille, est alors remplacée. Si l’utilisateur ne fait rien, les news alternent dans un effet de fondu enchaîné léger. Est-ce l’AJAX(*) qui permet cette fluidité ? Toujours est-il que le résultat est efficace.

La navigation au sein des archives m’a également beaucoup séduit. L’imbrication des mois et des années y est limpide. Les couleurs du club (rouge, blanc, noir), exploitées sur le site web, conviennent parfaitement pour créer un contraste maximal.

Feyenoord possède sa boutique en ligne. Même des tutes et des biberons sont vendus, aux couleurs du club. … A quand le marketing pré-natal ?

(*) La technologie AJAX, pas le club rival.

Produire un compte rendu sous forme de carte mentale

Les comptes rendus de réunions ou de séminaires tiennent trop souvent du procès verbal. Leur lecture reste fort rébarbative. Leur valeur opérationnelle, souvent assez maigre. Sont-ils lus d’ailleurs ?

C’est pourquoi j’adore l’idée de Brainsfeed de résumer le contenu de leurs séminaires sous forme d’une carte mentale interactive. Voyez, par exemple, le compte-rendu du séminaire sur les « recherches alternatives ».

Ci-dessous, la carte mentale permet de saisir rapidement l’articulation des idées clés de la formation. Elle conduit, au final, vers des ressources en ligne, grâce aux liens hypertextes intégrés dans la carte elle-même.

Cela fait plusieurs années que je suis un adepte de la carte mentale (ou « mind mapping »), cette technique qui consiste à dessiner un « arbre à idées ». Mais il ne m’était jamais venu à l’esprit de l’utiliser pour résumer le contenu d’une formation.

Je trouve l’idée excellente et compte bien m’en inspirer pour de prochaines formations ou séminaires.

Norton Antivirus a perdu un client

Quelques jours après Monique, c’est moi qui viens de faire les frais d’une mauvaise identification linguistique.

Norton Antivirus m’impose le renouvellement annuel de ma licence… en Néerlandais. Sans doute sur base de mon ancrage belge (NDLR aux lecteurs éloignés : trois langues sont officiellement pratiquées en Belgique : le Néerlandais, le Français et, dans une moindre mesure, l’Allemand).

Ci-dessous, le premier écran auquel j’ai été confronté. Malgré l’indication du pays en trois langues (België, Belgique, Belgium), aucun lien n’est proposé vers une autre langue que le Néerlandais.

Quelques secondes de frustration supplémentaire pour trouver le retour vers la page d’accueil (situé en bas à droite alors qu’on l’attendrait plutôt en haut à gauche), en espérant y avoir droit à un aiguillage linguistique. J’atterris sur une nouvelle page en Néerlandais. Parmi les liens proposés, un seul permet d’accéder, indirectement, au site francophone, à travers le libellé « Wereldwijde Store » (« wereldwijde » est l’équivalent de « worldwide », traduisez donc : « magasin à implantation mondiale »).

Avouez qu’un simple lien « version française » eut été préférable !

Imaginez les conséquences commerciales de cet erreur basique d’ergonomie !

Même dans mon cas (je comprends le Néerlandais de base, contrairement à de nombreux Wallons), cet erreur de Norton s’est soldée par la perte immédiate d’un client. Vu l’énergie excessive qu’on me demandait pour effectuer un simple renouvellement, j’ai préféré passé un coup de fil à un ami informaticien, qui m’a conseillé d’emblée d’abandonner Norton pour… Avast, moins cher et fiable.

Le "redesign" est une mauvaise approche

C’est le message que Gerry Mc Govern veut nous faire passer à travers son article : « Web redesign is bad strategy« .

Je le rejoins à 100 % lorsqu’il exprime ceci :

Website redesign is nearly always a bad idea because it reflects a project-based management approach. The best websites are not managed simply as projects but rather as processes.

Traduisez : Les sites web ne doivent pas être gérés comme des projets, mais comme des processus.

Un site web n’est pas une « création » qu’on réalise à un moment donné pour ensuite l’accrocher au mur et la remplacer, deux ans plus tard, lorsqu’on estime qu’elle a vieilli.


Reconcevoir entièrement votre site reste nécessaire si vous sortez de la préhistoire du web. Mais dès lors que vous avez mis en place une architecture de qualité, l’évolution de votre site se fera plus efficacement au travers de petites améliorations régulières. En matière de sites web, mieux vaut un peu de plâtra tous les jours, qu’un bulldozeur tous les deux ans.

Et cette philosophie devrait se refléter dans votre budget. Plutôt que d’investir de grosses sommes tous les deux ou trois ans dans une recréation, étalez donc votre investissement. Gardez-vous des ressources pour la maintenance au quotidien.

Le site web de la STIB a changé… en bien

Je m’étais permis, à plusieurs reprises, lors de mes formations ou à travers certains billets, de critiquer le manque de bon sens du site web de la société des transports intercommunaux bruxellois (la STIB).

En effet, comme l’illustre la prise d’écran ci-dessous, l’ancienne page d’accueil était beaucoup trop chargée. Par ailleurs, l’accès au site était freiné par des avertissements juridiques peu pertinents.

Le site de la STIB vient de changer. Voici la nouvelle page d’accueil.

Les fonctionnalités clés (recherche d’itinéraire, horaires, plan du réseau) ne sont plus noyées dans la masse. L’architecture d’information est orientée action : « préparer son voyage », « acheter », « visiter Bruxelles »,… La mise en page est plus sobre que celle de l’ancien site, mais très cohérente et très lisible. Beau progrès.

Une fois passé le cap de la page d’accueil, par contre, le moteur de recherche d’itinéraires me semble encore perfectible.

En témoigne ce choix complexe parmi d’innombrables options pour qui veut simplement se rendre à la Gare du Midi :

Ou bien ces caractères spéciaux mal codés dans la boîte à message :

Mais ne soyons pas trop sévères. Les problèmes prioritaires ont été traités. Reste à affiner.